Vers le mont Kaïlash
Vers l'ouest, on s'arrête d'abord à Pokhara, et peut être en route au pays des Ghurkas, les redoutables guerriers de l'armée coloniale anglaise. Le seigneur des lieux s'appelle Machapuchari, un sommet somptueux et sacré.
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mont Machapuccare
ce sommet sacré aux alentours de Pokhara marque l'entrée du sanctuaire des Annapurnas
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Puis de Pokhara, la route se fera plus rude. De nombreux voyageurs emprunteront le tour des Annapurnas, mais seront un peu déçus de sa fréquentation.
Peut être faut-il alors pénétrer dans l'antre du massif ? Le sanctuaire des Annapurnas est un lieu chargé de mémoire, où l'on peut admirer l'impressionnant glacier du massif. Son entrée est gardée par le Machapuchari et l'Hiunchuli, deux piliers de plus de 6500 m. Ironie du sort, le plus grand sommet des Annapurnas fut aussi le premier des sommets de plus de 8000 m. à avoir été gravi, et aujourd'hui seuls les plus expérimentés des alpinistes osent à se risquer sur les parois instables du massif...
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travailleur
avec l'altitude, la subsistance nécessite de périlleuses initiatives ... ici, à 4000m, ce népalais à la cueillette surplombe en équilibre 10m de vide et un torrent glacial (Modi Khola).
(F. Schoenahl)
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Sanctuaire des Annapurnas
au coeur du cirque rocheux constitué par les Annapurnas, en période de mousson
(F. Schoenahl)
Face sud d'Annapurna I
premier sommet de + de 8000 conquis, "elle" n'en reste pas moins la plus difficile des ascensions. "Annapurna" signifie déesse de la fécondité.
(F. Schoenahl)

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Ceux qui auront contourné le massif dans un sens ou dans l'autre auront sans doute levé la tête pour voir le "Dhaula Ghiri", mais dans tous les cas ils seront passés à un moment entre Jomsom et Muktinath, croisement des routes du Mustang qui débouche de Kagbeni.
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Aux pieds du Dhaula-Ghiri
sur la route de Maurice Herzog lors de la première ascension d'Annapurna I, les villages en période de mousson se préparent à récolter le riz...
(F. Schoenahl)
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Le Mustang, c'est cette vallée lunaire découverte il y a quelques années et sur laquelle règne un Roi millénaire qui possède un Yack blanc.
Son entrée est contrôlée pour ne pas dénaturer l'endroit, et il faudra s'acquitter d'une lourde taxe pour profiter des vallées taillées du Mustang et ses habitations troglodytes.
Après quelques jours de marche, et des passes très difficiles (certains auront préféré prendre l'avion jusqu'à Jumla) dans la montagne de Mukut, on rejoint les vallées les plus extraordinaires du monde, le Tibet historique et les vallées du Dolpo ou Dolpa. Le voyage se fait sinueux, le long des défilés et sommets lunaires, on tourne le dos au Dhaula-Giri, qui protège cette partie du pays de la mousson qui arrose abondamment la région des Annapurnas que l'on vient de quitter.
Entre Dulai et Juphal, il est possible de bifurquer vers le lac de Phoksundo et sa Gompa (temple bouddhiste) millénaire. Il sera de toute façon possible de rejoindre la route de Jumla... au prix de l'escalade des flancs escarpés du Kanjerolba, puis franchir la passe de Khagmara Bhanjyan. Ne pas oublier de remercier les Dieux au passage du col, et contribuer à faire monter le petit tas d'offrandes qui accompagne les traditionnels drapeaux de prière.
Il y a fort à parier que le "Namasté" que vous aviez appris dans votre guide de voyage ne vous sera plus très utile dans ces contrées... ici, les visages burinés des Dolpopa rappellent les origines mongoles des populations de montagne et c'est plutôt Tashi Delek qu'un grand sourire accompagnera pour s'étonner de la présence d'un occidental dans ces contrées.
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Yari
Sur la route du Tibet, les dernières moisson en automne
(A. Van Limburg)
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Le reste de la route nous mènera au lac Rara, sous la protection du Kanjiroba, un sommet remarquable de 6900m. L'arrivée à Jumla permettra de renouer avec quelques éléments de la modernité, avec quelques touristes aussi, qui partiront en sens inverse, ou bien nous suivront vers le parc naturel de Rara et son lac encaissé. Au prix d'un détour, la route vers le Tibet sera longue, de nombreux villages jalonnent la route vers Simikot, dernier altiport avant la frontière Tibétaine. Au loin, là-bas, on aperçoit la rigueur de quelques passes en altitude, puis derrière, les lacs de Manasarowar et Raksas annoncent les routes de pèlerinage vers le plus sacré des sommets du Tibet : le mont Kaïlash.
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Kaïlash
Le plus sacré des sommets sacrés, au coeur du Tibet
(J. Carr)
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La réalisation de ce voyage, seuls des pèlerins hindous et bouddhistes désireux d'offrir quelques prières à Shiva ou à Bouddha le feront. En effet le mont Kaïlash est un symbole pour les deux religions car il représente la résidence de leurs divinités. Celui qui se lancerait dans un tel voyage par curiosité rencontrerait sans aucun doute les plus grandes difficultés physiques, pour enchaîner des passes d'altitude parfois techniquement difficiles, accompagnées par des écarts climatiques, et surtout, il faut supporter la longue route, car un tel périple représente près d'un à deux mois de marche. En fait il est préférable de découvrir chacune des composantes de ce périple lors de différents voyages, les quelques altiports présents sur le parcours permettent d'organiser des marches plus raisonnables dans cette région, en partant de Kathmandou, prenant l'avion pour Nepalganj au sud, puis rejoignant les altiports de Juphal, Jumla ou Simikot.
Suite : La route de Lhassa
Dernière modification de cette page le 18.02.2008 par Webmaster
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